Communiquer avec pertinence pour créer et maintenir un climat de confiance et de motivation.

Vers un redémarrage progressif de l’activité... L'organisation matérielle du déconfinement et la gestion du redémarrage de l'activité dans les meilleures conditions de sécurité sont des critères essentiels de réussite de l'après 11 mai pour les entreprises. La communication est également un élément central pour accompagner cette nouvelle phase de la crise.


Les premières semaines de la crise ont démontré qu’une communication hasardeuse génère doute, méfiance et parfois colère. Dans cette période complexe, en tant que client, adhérent, certains d’entre nous ont éprouvé à quel point une absence de communication, une communication défaillante, inappropriée est au mieux décevante, au pire irritante.

La sortie progressive du confinement ouvre une nouvelle séquence. Le temps de la communication de crise s’achève. Vient désormais le temps de la communication d'acceptabilité : rendre compréhensibles, tolérables par les équipes, les changements profonds, contraignants issus de cette situation toujours fragile.



Conduire le déconfinement et le redémarrage progressif : un enjeu de communication

Dans les prochaines semaines, les équipes dirigeantes devront gérer des situations complexes, organiser une activité dégradée dans un contexte incertain. Une multitude de questions se posent : en interne, que dire et comment le dire pour rassurer et sécuriser les collaborateurs, soigner la relation et encourager la motivation ? En externe, quels termes pour reprendre contact progressivement, renouer et reconstruire la relation avec les clients ?


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Des dirigeants de nouveau en première ligne

« La forme, c’est le fond qui remonte à la surface », disait Victor Hugo. En communication, il existe une sorte de règle : on ne peut pas ne pas communiquer. Tout est communication. L’attitude, le comportement, « parlent » bien souvent plus que les mots. Si, en temps calme, les dirigeants sont jugés sur leurs actes et leur parole, le regarde est plus exigeant encore en situation de crise.

Avec cette nouvelle phase de la crise, la plupart des dirigeants d’entreprise reprennent la main. Dans la séquence du confinement, ils ont en grande partie subi l’arrêt de l’activité. Désormais, ils sont en première ligne du redémarrage progressif. Conséquence, c’est aussi vers les équipes dirigeantes que les regards des équipes, des clients, des parties-prenantes vont se tourner. Et non plus seulement vers la puissance publique.


Comment ces publics percevront les décisions et les messages qui les accompagnent ? Les craintes légitimes et les peurs irrationnelles des collaborateurs auront-elles été accueillies, prises en compte, apaisées ? Qui dans la chaîne de management se sera hissé au-delà de ce qui‡ était attendu de lui ?


L’enjeu pour les équipes dirigeantes est crucial : rester crédibles et maintenir le meilleur niveau de confiance.


Car, bientôt, une nouvelle normalité s’installera. Il faudra alors reconstruire ou bâtir un nouveau projet. Sans aide extérieur, sans soutien de la puissance publique. Ce jour-là, c’est bien sur les équipes et sur les clients qu’il faudra s’appuyer. En auront-ils envie ? Seront-ils présents ? Sans doute pas sans ce capital précieux qu’est la confiance.


Un texte d'Olivier DOUSSOT.

Olivier DOUSSOT est ancien journaliste, formateur et consultant pour le pôle Formation de ZOOPOLE développement depuis 3 ans, il intervient sur les sujets de gestion de crise, de Media Training et forme les managers et les dirigeants à la prise de paroles complexes.


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